L’agriculture biologique menacée par la Commission européenne
Bruxelles a lancé un projet de règlement de l’agriculture biologique qui se traduit par l’affaiblissement de toutes ses normes, et donc par la perte de sa spécificité. Une pétition est lancée pour empêcher cette dérive.
Nature et Progrès - 25 février 2007
Nature et Progrès Belgique, Nature et Progrès France, et Nature et Progrès Espagne partent dans une croisade de la dernière chance afin d’éviter une crise identitaire majeure du secteur bio européen.
Fin décembre 2005, la Commission européenne a annoncé qu’elle mettait en négociation un projet de nouveau règlement devant entrer en vigueur dès 2009. Le règlement qui prévalait alors - et qui est toujours l’actuel règlement - donnait pourtant toute satisfaction, tant aux producteurs qu’au consommateur. Rien ne semblait donc devoir appeler des modifications ; le secteur bio n’était demandeur de rien !
Partout en Europe, par conséquent, les acteurs du secteur bio ont fortement critiqué ce projet de règlement dont LE SEUL BUT était, ni plus ni moins, DE DETRUIRE LES FONDEMENTS MEMES DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE ET DE NIER SES PRINCIPES FONDATEURS :
- l’utilisation de substances chimiques de synthèse n’y est plus explicitement interdite ;
- la pollution des produits bio par des OGM y est tolérée jusqu’au seuil de 0,9% - soit 9 grammes par kilo ! - comme pour les produits de l’agriculture conventionnelle ;
- le développement de cahiers des charges bio, nationaux ou privés, plus stricts que le nouveau cahier des charges européen et conformes à certaines nécessités régionales ou de terroirs, n’y est plus autorisé.
Les deux premiers points constituent la négation même de la spécificité des produits de l’agriculture biologique ! En effet, quel sera encore l’intérêt d’un produit bio, pour le consommateur, s’il devient notoire qu’ils contiennent - comme tous les autres - des résidus de pesticides et/ou des OGM ?
Source : www.grappebelgique.be
Pétition contre les modifications annoncées : www.natpro.be/Petition