La biodiversité du Rhône menacée par la plaisance des riches
Cela fait partie des techniques répandues subrepticement dans l’indifférence générale. L’irradiation des aliments se multiplie dans le monde, alors que les risques sanitaires sont réels et que les contrôles de qualité sont notoirement insuffisants. De plus, explique le Collectif qui s’insurge contre cette technique, elle favorise une agriculture industrielle axée sur le commerce international.
FRAPNA -20 avril 2007
Ce vendredi 20 avril, les administrations et les communes concernées rendent leur avis sur le projet de mise en navigabilité du Haut-Rhône à des fins touristiques. Ce projet mené par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône), consiste à créer 2 écluses permettant le franchissement des ouvrages hydroélectriques de Chautagne et de Belley. Cela coûtera 29
millions d’euros pour financer les loisirs d’une minorité de propriétaires de bateaux ! De plus, la création de ports à Belley (600 places !) et à Culoz (70 places) est envisagée pour soi disant désengorger la saturation du lac du Bourget. Quelles seront les
conséquences d’un tel tourisme ?
Pollution, bruit, dérangement de la faune mais aussi érosion des berges, diffusion d’espèces végétales et animales exotiques envahissantes, etc. La FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) constate que ce projet est contradictoire avec le Plan Rhône qui promeut une stratégie de développement durable et de retour à la naturalité du fleuve.
La FRAPNA rappelle qu‘en 2001 le Conseil Scientifique du Comité de Bassin Rhône Méditerranée a exprimé son opposition à la remise en navigabilité touristique du Haut Rhône. En particulier, le Conseil scientifique refusait une artificialisation par étapes successives du
Haut Rhône. En effet, ce projet est présenté comme une première étape vers le rétablissement de la navigation à l’amont de Lyon, consistant à équiper à nouveau à grands frais les barrages de Brégnier-Cordon et de Sault-Brénaz avec 2 nouvelles écluses.
Ce serait la catastrophe pour la confluence Ain/Rhône. Seule portion non aménagée du Rhône qui présente une biodiversité remarquable par le fonctionnement de son hydrosystème. De plus, ce site classé est inscrit dans le réseau Natura 2000 et bénéficie de financements européens pour la préservation de la biodiversité. Des travaux sur la confluence entraîneraient des modifications irréversibles du lit mineur de la rivière d’Ain.
La FRAPNA soutient l’objectif de valorisation du remarquable patrimoine fluvial du Rhône par des activités de découverte, de tourisme et de loisirs cohérents avec ces milieux naturels exceptionnels qui doivent profiter à tous les citoyens en quête de calme et de nature.
La FRAPNA demande donc à l’Etat de réviser ce point de remise en navigabilité du Haut Rhône dans le cahier des charges de la Compagnie Nationale du Rhône, et à la Région et aux Départements de respecter leurs politiques de développement durable affichées en refusant ce projet de développement NON durable, dans le respect de l’avis du Comité
de Bassin.
Source : www.frapna.org
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