Les Européens participent au blocus de Gaza
Le poste frontière de Rafah, par lequel les habitants de la bande de Gaza pouvaient voyager vers l’extérieur, est fermé par Israël depuis le 25 juin. Selon le Palestinian Centre for Human Rights(PCHR), les agents de l’Union européenne (UE) valident ce blocus en refusant d’assumer leur rôle.
L’accord sur les frontières signé entre l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) et Israël le 15 novembre 2005 avec une médiation américaine stipule qu’à partir du 25 novembre 2005 les Palestiniens et les agents européens [douaniers] sont responsables de l’ouverture et de la gestion du poste frontière de Rafah. Des images prises par caméra sont envoyées en temps réel à partir de toutes les pièces du poste frontière de Rafah vers le poste frontière de Karm Abu Salem. Un officier palestinien et un officier israélien regardent les images transmises.
Le 25 novembre 2005, les agents de l’UE commencèrent à remplir leur mission au poste frontière de Rafah en coordination avec les agents palestiniens. La gestion du point de passage se passait sans problème significatif.
Mais les informations dont dispose le PCHR indiquent que le poste frontière de Rafah est bouclé depuis le 25 juin 2006, date de l’opération militaire conduite par le Résistance Palestinienne [contre un poste militaire israélien] à la frontière israélo-égyptienne au sud-est de Rafah. Les douaniers européens n’y assurent plus leur rôle.
Le bouclage du poste frontière de Rafah a créé une situation catastrophique sur le plan humanitaire pour des milliers de Palestiniens bloqués du côté égyptien et pour des centaines de voyageurs bloqués du côté palestinien. Cinq patients, 2 femmes et 3 enfants, sont décédés suite à la détérioration de leur état de santé, dans l’impossibilité qu’ils étaient de rentrer dans la Bande de Gaza ou d’accéder à un traitement adéquat à l’extérieur.
Cinq cents Palestiniens ont pu revenir à Gaza dans lorsqu’une section du mur frontalier a été renversée le 14 juillet dernier. Près de 6000 voyageurs ont aussi pu rentrer le 18 juillet lorsque les Israéliens ont réouvert temporairement le poste mais uniquement à ceux qui voulaient rentrer.
Près de 7000 voyageurs palestiniens sont obligés d’attendre en Égypte, dont 400 au terminal de sortie du côté égyptien. Dans le territoire, des milliers d’autres attendent la réouverture du poste frontière, dont des centaines de familles vivant à l’extérieur de la Bande de Gaza et venues visiter leurs proches. Ils risquent de perdre leurs visas de résidence dans les pays où ils vivent et travaillent. De plus, des centaines de patients attendent la réouverture du poste de Rafah pour accéder à des traitements médicaux dans les hôpitaux égyptiens. Des centaines d’étudiants récemment diplômés du secondaire et qui veulent poursuivre leurs études à l’étranger attendent également la réouverture de la frontière. Le travail des organismes gouvernementaux et des organisations de la société civile est affecté par la fermeture.
Le PCHR appelle ces agents de l’Union européenne à revenir immédiatement assurer leur mission au poste frontière de façon à aider à résoudre les problèmes humanitaires dus au bouclage. Les douaniers de l’UE ne doivent plus contribuer à la punition collective appliquée aux civils, qui transforme la Bande de Gaza en une gigantesque prison pour 1,5 million de Palestiniens. Le PCHR appelle ces agents européens à faire pression sur Israël pour autoriser une réouverture immédiate de la frontière de Rafah.
Source : Palestinian Centre for Human Rights – Gaza (PCHR).
http://www.pchrgaza.org
L’accord sur les frontières signé entre l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) et Israël le 15 novembre 2005 avec une médiation américaine stipule qu’à partir du 25 novembre 2005 les Palestiniens et les agents européens [douaniers] sont responsables de l’ouverture et de la gestion du poste frontière de Rafah. Des images prises par caméra sont envoyées en temps réel à partir de toutes les pièces du poste frontière de Rafah vers le poste frontière de Karm Abu Salem. Un officier palestinien et un officier israélien regardent les images transmises.
Le 25 novembre 2005, les agents de l’UE commencèrent à remplir leur mission au poste frontière de Rafah en coordination avec les agents palestiniens. La gestion du point de passage se passait sans problème significatif.
Mais les informations dont dispose le PCHR indiquent que le poste frontière de Rafah est bouclé depuis le 25 juin 2006, date de l’opération militaire conduite par le Résistance Palestinienne [contre un poste militaire israélien] à la frontière israélo-égyptienne au sud-est de Rafah. Les douaniers européens n’y assurent plus leur rôle.
Le bouclage du poste frontière de Rafah a créé une situation catastrophique sur le plan humanitaire pour des milliers de Palestiniens bloqués du côté égyptien et pour des centaines de voyageurs bloqués du côté palestinien. Cinq patients, 2 femmes et 3 enfants, sont décédés suite à la détérioration de leur état de santé, dans l’impossibilité qu’ils étaient de rentrer dans la Bande de Gaza ou d’accéder à un traitement adéquat à l’extérieur.
Cinq cents Palestiniens ont pu revenir à Gaza dans lorsqu’une section du mur frontalier a été renversée le 14 juillet dernier. Près de 6000 voyageurs ont aussi pu rentrer le 18 juillet lorsque les Israéliens ont réouvert temporairement le poste mais uniquement à ceux qui voulaient rentrer.
Près de 7000 voyageurs palestiniens sont obligés d’attendre en Égypte, dont 400 au terminal de sortie du côté égyptien. Dans le territoire, des milliers d’autres attendent la réouverture du poste frontière, dont des centaines de familles vivant à l’extérieur de la Bande de Gaza et venues visiter leurs proches. Ils risquent de perdre leurs visas de résidence dans les pays où ils vivent et travaillent. De plus, des centaines de patients attendent la réouverture du poste de Rafah pour accéder à des traitements médicaux dans les hôpitaux égyptiens. Des centaines d’étudiants récemment diplômés du secondaire et qui veulent poursuivre leurs études à l’étranger attendent également la réouverture de la frontière. Le travail des organismes gouvernementaux et des organisations de la société civile est affecté par la fermeture.
Le PCHR appelle ces agents de l’Union européenne à revenir immédiatement assurer leur mission au poste frontière de façon à aider à résoudre les problèmes humanitaires dus au bouclage. Les douaniers de l’UE ne doivent plus contribuer à la punition collective appliquée aux civils, qui transforme la Bande de Gaza en une gigantesque prison pour 1,5 million de Palestiniens. Le PCHR appelle ces agents européens à faire pression sur Israël pour autoriser une réouverture immédiate de la frontière de Rafah.
Source : Palestinian Centre for Human Rights – Gaza (PCHR).
http://www.pchrgaza.org
