Comment les riches détruisent la planète

Hervé Kempf

 

Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.


Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néo-libérale ne sait plus que s'auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.

Pour l'auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète.

 


 

Le débat des lecteurs

 

 

Hervé Kempf - Comment les riches détruisent la planète

Editions du Seuil, 14 €.

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Dans les médias

« Stupéfiante enquête… Du grand journalisme. »
Anne Crignon, Le Nouvel Observateur

« Percutant ! »
Jean-Luc Porquet, Le Canard Enchainé.

« Un document étayé et pressé par l'urgence (...) Kempf dit qu'il faut maintenant se partager sobrement la ressource terrestre. Que les opulents acceptent de se serrer un peu. D'en rabattre sur leurs envies. C'est le bon sens même. Le bon sens contre la morgue, l'opulence et l'égoïsme intégral des oligarchies : c'est le match du siècle. »
Bruno Frappat, La Croix.

« Il ne se contente pas de lister les mauvaises nouvelles, il nous invite à résoudre la crise par le social. »
Laure Noualhat, Libération.

« Un véritable essai d'explication globale de la crise environnementale. »
Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir (Montréal).

« Un brulôt salvateur, un texte dont on sort quelque peu groggy. »
Alexandre Fache, L’Humanité.

« Un essai intellectuellement original et indéniablement pugnace »
Patrick Piro, Politis.

« Un livre roboratif à lire d'urgence »
L'Ecologiste.

« J'ai dévoré votre livre d'un trait et partage tout à fait votre point de vue quant à l'imbrication de la crise écologique et de la crise sociale »
Jean-Marie Pelt.

« A lire d'urgence »
Christophe Descroix, RTL.

« Un vigoureux réquisitoire contre “l’idéologie néolibérale”, coupable de conduire la planète à sa propre destruction. Excessif ? L’auteur aligne les comparaisons troublantes comme les liens entre les excès de la société de consommation, la naissance d’une oligarchie mondiale et les changements climatiques en cours. »

Olivier Nouaillas, La Vie.