La crise du logement est liée à la spéculation immobilière
Paradoxe : Paris est de moins en moins peuplé, et pourtant le logement y est de plus en plus cher. Il y a vingt ans, il fallait 5,7 années pour acheter un trois pièce, aujourd’hui 25 ans, explique le « ministère de la crise du logement ».
Ministère de la crise du logement - 10 janvier 2007
Le mal-logement concerne aussi ces jeunes primo-accédants endettés sur 25 ou 30 ans pour des appartements aux prix surévalués.
Aujourd'hui en 2007, un couple qui achète un 3 pièces à Paris près de Bastille à 350 000 euros (prix du marché), emprunte 15 années de salaire net mensuel moyen et rembourse 25 années de salaire net moyen à la banque avec les intérêts. 25 années d'engagement à payer de lourdes mensualités. En 1986 pour ce même 3 pièces qui était à 521 520 francs, cela revenait à emprunter 5,7 années du salaire net mensuel moyen et à rembourser en 7 ans maxi avec les intérêts. (même s'ils étaient à 9,5% au lieu de 4%).
Origine de ce paradoxe qui veut que les prix augmentent à Paris alors que la population parisienne décroît (2,14 millions d'habitant au 1er janvier 2004, contre 2,3 en 1975) : la spéculation immobilière, les logements et bureaux vacants, des politiques publiques inflationnistes ou attentistes...
Les pouvoirs publics peuvent et doivent mener des politiques régulationnistes, afin de lutter contre cette spéculation qui grève revenus et pouvoir d'achat de toute la population, et en particulier la jeunesse. Taxation réelle des logements vacants, intéressement des communes à la libération du foncier, refonte des aides au logement pour qu’elles solvabilisent réellement les locataires sans contribuer à la hausse des loyers, encadrement des baux de relocation, tout reste à faire !
Source : Ministère de la crise du logement : www.ministeredelacrisedulogement.org
Autres liens : www.jeudi-noir.org ; MACAQ : www.macaq.org.