EPR2 au Bugey : un recours déposé devant le Conseil d’État
La centrale nucléaire du Bugey, en 2017. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Spiritrespect
La centrale nucléaire du Bugey, en 2017. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Spiritrespect
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Plusieurs associations environnementales ont annoncé le 2 juin avoir déposé un recours devant le Conseil d’État contre la qualification d’intérêt général du projet de deux réacteurs EPR2 à la centrale nucléaire du Bugey. Elles contestent le décret du 24 mars par lequel l’État a validé la priorité donnée à ces nouvelles installations nucléaires, ainsi que l’enquête publique menée du 29 décembre 2025 au 6 février 2026.
Les associations signataires, parmi lesquelles Sortir du nucléaire Bugey, le réseau Sortir du nucléaire, Agir pour l’environnement, Les Amis de la Terre Savoie et Haute-Savoie et Sortir du nucléaire Isère, listent longuement les effets néfastes de ce projet : risque d’accident, accaparement de l’eau du Rhône et de 252 hectares de terres agricoles, destruction de zones humides.
Elles pointent aussi un coût faramineux susceptible de dériver encore : livrée en décembre 2025, la dernière estimation officielle d’EDF s’élevait à 72,8 milliards d’euros, mais plusieurs organisations telles que la Cour des comptes et l’ONG Greenpeace l’évaluent autour de 100 milliards d’euros. Cette question du budget avait été particulièrement litigieuse lors du débat public sur les EPR2 du Bugey, l’instance organisatrice ne disposant pas d’estimation consolidée au moment de son lancement.
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Le choix du site du Bugey pour accueillir la troisième paire d’EPR2 a été acté en juillet 2023, après arbitrage du conseil de politique nucléaire. EDF prévoit une mise en service du premier EPR2 à Penly en 2038 et un cadencement de 12 à 18 mois entre chaque allumage de réacteur ensuite, ce qui correspondrait à une mise en service des installations de Penly entre 2042 et 2044.
Même si le projet dans l’Ain rencontre déjà quelques déboires, comme l’annulation en décembre 2025 des modifications de documents d’urbanisme — Scot en février 2023, PLU en septembre 2024 — qui permettaient l’implantation des nouveaux réacteurs sur le site.